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mercredi 2 juillet 2014

Les "microbilles" : une micro taille, des macro conséquences






A gauche, un échantillon de microbilles (source : 5 Gyres). A droite, un produit contenant des microbilles, de la marque Johnson & Johnson. 

Les "microbilles" sont des petits bulles en plastiques, parfaitement ronds et lisses, avec 1 mm de diamètre. Elles sont utilisées dans plusieurs produits cosmétiques dont quelques dentifrices, savons, et crèmes exfoliantes. Malgré leur très petite taille, il est avéré que ces petites plastiques font des énormes dégâts à l'environnement. Mais pourquoi?

D'abord, les microbilles sont destinées à l'utilisation unique. Après l'usage du produit que les continent, les microbilles se mélangent avec l'eau usée, mais ne sont pas retirées de l'eau lors de son traitement. La taille de ces plastiques empêche que les microbilles soient retenues dans les grilles. Le destin final des microbilles est, d'habitude, les cours d'eau. Aux Etats-Unis, il y a des dépôts importants de microbilles dans les Grands Lacs et dans l'océan Plastique, au milieu de l'immense île flottante plastique, les microbilles atteignent 580 mille moreaux par kilomètre carré.

D'où sort le danger : la cumulation des plastiques, surtout de plastiques de si petite taille, sont extrêmement nocifs pour la vie marine. Elles sont confondues avec des aliments et finissent par être assimilées dans la chaîne alimentaire, augmentant la mortalité des poissons, des tortues marines, et des oiseaux, entre d'autres espèces.  En outre, les plastiques dégagent des substances toxiques, qui perdurent dans la chaîne alimentaire et peuvent atteindre l'homme, consommateur de ces espèces.

Le problème de la plastique de petite taille est reconnu au plan international. L'Etat d'Illinois, aux Etats-Unis, a interdit l'usage des microbilles dans ces produits, grâce à la campagne de Beat the Microbead.  Dans le rapport annuel de la Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) de 2013, le combat contre les microbilles est aussi rappelé et pris au sérieux par plusieurs dirigeants mondiales. Mais pour le moment, l'outil le plus precieux dans la lutte contre ces petites plastiques est la conscientisation de l'utilisateur de ces produits nocifs. Pour cela, une solution a été développée : il suffit de télécharger l'applicative 'Beat the Microbead' et scanner le produit concerné. L'applicative se chargera d'informer au consommateur si le produit contient des microbilles. Une grande solution pour ces petites plastiques qui font autant de destruction.

lundi 30 juin 2014

La déforestation de l'Indonésie dépasse celle du Brésil

L'exploitation forestière à Bornéo, Indonésie, cause la perte d'habitats d'orang-outans. Source de l'image : Timothy G. Laman.
Brésil, ancien champion mondial de la déforestation, cède la place à l'Indonésie. Avec 60 000 km² déforestées, une région presque équivalente à celle de l'Irlande, l'Indonésie a été le pays le plus dévastateur de forêts au monde en 2012, dit une étude publiée dans la revue Nature ce dimanche 29 juin.

Cette étude, Perte de forêts vierges en Indonésie en 2010-2012, dirigée par Belinda Margono, souligne les risques que la déforestation entraîne pour l'archipel et pour le monde. La déforestation est responsable pour 17% des émissions de dioxyde de carbone dans le monde et occasionne la perte d'habitats d'orang-outans, d'éléphants, et de tigres de Sumatra, tout pour faire place à des plantations d'huile de palme.

Des solutions existent, cependant. La Norvège s'est engagé à donner un milliard de dollars à Jakarta si le pays ralentissait son taux de déforestation. Jusqu'au présent, la Norvège a déjà donné 50 millions de dollars à l'Indonésie pour cette cause. Une moratoire a eu lieu en 2011 en Indonésie pour arrêter le défrichement, principalement pour sauver les habitats d'orang-outans, pourtant sans effets.

Les pertes de forêt en Indonésie ont tendance à continuer pendant les prochains mois, avec les sécheresses et les feux de forêt qui les succèdent.

dimanche 29 juin 2014

Pourquoi nous sommes concernés par le déclin des abeilles?


Le déclin des abeilles et des insectes a, parfois, une réaction contraire à celle qui est attendue de la population. Plusieurs sont ceux qui rendent grâce au ciel pour avoir diminué le nombre d'insectes sur Terre. Cependant, nous ignorons souvent que les abeilles sont plus bénéfiques qu'elles ne paraissent. Elles agissent discrètement, hors de vue, et nous fournissent nos fruits, nos noix, et nos légumes à travers la pollinisation. Sans la présence de cet ami bienfaiteur, l'être humain se trouverait bientôt en déclin, lui aussi.

La cause de cette disparition? Ce sont des pesticides utilisés directement dans le sol pour contaminer les plantes, pour but de tuer les insectes ravageurs - mais qui finissent par éliminer tant les 'bons', tant les 'mauvais'. Cette indiscrimination serait responsable pour une perte de 20% des abeilles domestiques en Europe, selon une étude publiée dans la revue BioEssays en 2010.

Le déclin des abeilles nous affecte directement. L'abeille domestique, seule, est responsable pour la récolte de 15 milliards de dollars aux États-Unis en produits agricoles. En outre, la perte des abeilles enchaîne des catastrophes écologiques, notamment dans la chaîne alimentaire et dans la diversité génétique. La population d'abeilles n'est pas la seule concernée- d'autres pollinisateurs, dont les chauve-souris, les oiseaux, et les papillons présentent des signaux alarmants de déclin.

Que reste-t-il à faire? Aux Etats-Unis, le 20 juin 2014, le président Barack Obama a autorisé la formation d'une équipe spéciale pour étudier ce problème et promouvoir la santé de la population des abeilles, notamment à travers la conscientisation de la population. En Europe, l'étude 'Epilobee', qui nous a donné ses premiers conclusions en avril de cette année, n'a pas fourni des résultats sur l'effet des pesticides encore, se basant principalement sur l'étude des pathogènes et des parasites de l'abeille. Il y a encore un long chemin à parcourir pour sauver les populations d'abeilles. Mais si les abeilles ne sont pas saines, nous ne le serons pas non plus.

samedi 24 mai 2014

Victoire pour les phoques


Une phoque. Source : Mike Cameron, NOAA
Le jeudi 22 mai, l'organisation mondiale du commerce (OMC) a rejeté un appel contre l'embargo des produits dérivés des phoques au sein de l'union européenne en mettant en avant, pour la première fois, le bien être des animaux.

L'appel contre l'embargo venait de la Norvège et du Canada, deux pays qui chassent les phoques sur leur territoire. Les méthodes qu'ils emploient pour tuer des phoques (souvent les abattant avec un hakapik, un gourdin en bois avec une point métallique) ont été dénommées 'cruelles'. 

La ministre de l'environnement canadienne, Leona Aglukkaq, avait déclaré que la chasse aux phoques au Canada faisait partie de son héritage culturel, et que sa pratique était humaine, durable, et bien réglementée. Dans le même discours, elle avait aussi souligné que l'embargo contre les produits dérivés de phoques était injuste, puisque l'union européenne acceptait les produits venant de Groenland, un territoire autonome rattaché au Danemark.

Cette discrimination va encore plus loin, puisque les peaux de phoques sont encore permis dans le marché européen pour l'industrie de la mode, à condition qu'ils sont réexportés après.




vendredi 23 mai 2014

Pluie de météorites le 24/05/2014

D'après les agences d'astronomie américaines, une pluie de météores aura lieu ce vendredi soir (23 mai 2014) au samedi matin (24 mai 2014). Cependant, en France, les scientifiques estiment qu'il ne sera pas possible de voir ce spectacle. La scène serait réservée aux Etats-Unis et au sud du Canada.

Ces météores sont des fragments issues d'une comète (la comète 209/LINEAR). Comme il s'agit de la première fois que ces fragments seront visibles à la Terre, le résultat est donc imprévisible : une centaine d'étoiles filantes pourraient traverser le ciel par heure, ou bien juste quelques unes.

Source : Nicholas Buer pour National Geographic.


Pour plus d'infos: http://www.francetvinfo.fr/sciences/astronomie/que-verra-t-on-de-la-pluie-de-meteores-cette-nuit_607881.html