lundi 30 juin 2014

La déforestation de l'Indonésie dépasse celle du Brésil

L'exploitation forestière à Bornéo, Indonésie, cause la perte d'habitats d'orang-outans. Source de l'image : Timothy G. Laman.
Brésil, ancien champion mondial de la déforestation, cède la place à l'Indonésie. Avec 60 000 km² déforestées, une région presque équivalente à celle de l'Irlande, l'Indonésie a été le pays le plus dévastateur de forêts au monde en 2012, dit une étude publiée dans la revue Nature ce dimanche 29 juin.

Cette étude, Perte de forêts vierges en Indonésie en 2010-2012, dirigée par Belinda Margono, souligne les risques que la déforestation entraîne pour l'archipel et pour le monde. La déforestation est responsable pour 17% des émissions de dioxyde de carbone dans le monde et occasionne la perte d'habitats d'orang-outans, d'éléphants, et de tigres de Sumatra, tout pour faire place à des plantations d'huile de palme.

Des solutions existent, cependant. La Norvège s'est engagé à donner un milliard de dollars à Jakarta si le pays ralentissait son taux de déforestation. Jusqu'au présent, la Norvège a déjà donné 50 millions de dollars à l'Indonésie pour cette cause. Une moratoire a eu lieu en 2011 en Indonésie pour arrêter le défrichement, principalement pour sauver les habitats d'orang-outans, pourtant sans effets.

Les pertes de forêt en Indonésie ont tendance à continuer pendant les prochains mois, avec les sécheresses et les feux de forêt qui les succèdent.

dimanche 29 juin 2014

Pourquoi nous sommes concernés par le déclin des abeilles?


Le déclin des abeilles et des insectes a, parfois, une réaction contraire à celle qui est attendue de la population. Plusieurs sont ceux qui rendent grâce au ciel pour avoir diminué le nombre d'insectes sur Terre. Cependant, nous ignorons souvent que les abeilles sont plus bénéfiques qu'elles ne paraissent. Elles agissent discrètement, hors de vue, et nous fournissent nos fruits, nos noix, et nos légumes à travers la pollinisation. Sans la présence de cet ami bienfaiteur, l'être humain se trouverait bientôt en déclin, lui aussi.

La cause de cette disparition? Ce sont des pesticides utilisés directement dans le sol pour contaminer les plantes, pour but de tuer les insectes ravageurs - mais qui finissent par éliminer tant les 'bons', tant les 'mauvais'. Cette indiscrimination serait responsable pour une perte de 20% des abeilles domestiques en Europe, selon une étude publiée dans la revue BioEssays en 2010.

Le déclin des abeilles nous affecte directement. L'abeille domestique, seule, est responsable pour la récolte de 15 milliards de dollars aux États-Unis en produits agricoles. En outre, la perte des abeilles enchaîne des catastrophes écologiques, notamment dans la chaîne alimentaire et dans la diversité génétique. La population d'abeilles n'est pas la seule concernée- d'autres pollinisateurs, dont les chauve-souris, les oiseaux, et les papillons présentent des signaux alarmants de déclin.

Que reste-t-il à faire? Aux Etats-Unis, le 20 juin 2014, le président Barack Obama a autorisé la formation d'une équipe spéciale pour étudier ce problème et promouvoir la santé de la population des abeilles, notamment à travers la conscientisation de la population. En Europe, l'étude 'Epilobee', qui nous a donné ses premiers conclusions en avril de cette année, n'a pas fourni des résultats sur l'effet des pesticides encore, se basant principalement sur l'étude des pathogènes et des parasites de l'abeille. Il y a encore un long chemin à parcourir pour sauver les populations d'abeilles. Mais si les abeilles ne sont pas saines, nous ne le serons pas non plus.