samedi 19 juillet 2014

L'origine de la laine

Une nouvelle alarmante quand à la tonte des moutons pour la récupération de la laine aux Etats Unis et en Australie (second producteur mondial de laine, après la Chine).

En effet, les grands établissements australiens voient passés plus de 4 millions de moutons chaque année. Les tondeurs sont payés au poids et non à l’heure, cela encourage donc un travail d’une rapidité incroyable où l’animal est généralement violenté. Les animaux qui ne sont pas docile au traitement sont malheureusement maltraités, frappés et meurent sous les coups. Les fermes favorisent la rapidité au perte, pour une meilleure rentabilité.

Les Etats Unis ne produisent pas autant de laine mais le travail est le même et s’apparente plus à un travail à la chaîne où l’animal est vu comme un produit. L’image de la petite ferme qui prend soin de ces animaux est révolu.

Plusieurs associations écologiques, tel que PETA (People for Ethical Traitment of Animals), ont fourni des preuves grâce à une enquête sur plusieurs mois où des caméras cachées prouvent la maltraitance des moutons dans ces immenses fermes.


Cette nouvelle est consternante surtout qu’il est difficile de connaître la provenance de la laine des vêtements d’aujourd’hui et que si vous vous posez la question pour votre propre dressing, sachez qu’il est fort probable que cette laine provienne d’Australie car elle a un très bon rapport qualité/prix. 


Source de l'image : Le Monde

jeudi 3 juillet 2014

Au Sud du Brésil, les hausses de températures confirment les effets prévus du El Niño

L'expectative était qu'avec le phénomène El Niño, qui a commencé au mois de juin, les températures au sud du Brésil augmenteraient légèrement. Ceci est maintenant confirmé. Avec des journées légèrement plus chaudes et l'absence de masses d'air froid, on observe les effets de ce phénomène sur ce climat austral. 


A Florianopolis, capitale de l'état de Santa Catarina au Brésil, le mois de juillet est le plus froid de l'année, car c'est au beau milieu de l'hiver. Or, les habitants de cette ville ont eu une agréable surprise. Au lieu d'enfiler des gros manteaux d'hiver pour faire face aux températures hivernales qui peuvent se rapprocher de 0°C, les habitants sortent en shorts et quelques uns osent même à se baigner dans la mer. La température de l'air a atteint les 20°C tous les jours depuis le début du mois, et la température de la mer est bien élevée par rapport à la normale. C'est une bonne nouvelle pour les habitants de cette ville, habitués à passer des températures bien plus froides à cette saison, et qui ont même déjà vu la neige l'année dernière, phénomène rarissime. 

Les anomalies de température de la superficie de la mer, du 15/06/2014 à 21/06/2014

La prévision est que l'El Niño provoque aussi une diminution des précipitations. Cet effet est plus qu'attendu, car avec les fortes précipitations récentes dans la région de Santa Catarina (dont une qui a été la deuxième quantité de pluie plus importante du monde pendant la semaine du 23 juin, reconnu par NASA), plusieurs villes sont sous l'eau et attendent anxieusement que le niveau d'eau descende. Espérons que la prévision soit exacte jusqu'au bout.

mercredi 2 juillet 2014

Les "microbilles" : une micro taille, des macro conséquences






A gauche, un échantillon de microbilles (source : 5 Gyres). A droite, un produit contenant des microbilles, de la marque Johnson & Johnson. 

Les "microbilles" sont des petits bulles en plastiques, parfaitement ronds et lisses, avec 1 mm de diamètre. Elles sont utilisées dans plusieurs produits cosmétiques dont quelques dentifrices, savons, et crèmes exfoliantes. Malgré leur très petite taille, il est avéré que ces petites plastiques font des énormes dégâts à l'environnement. Mais pourquoi?

D'abord, les microbilles sont destinées à l'utilisation unique. Après l'usage du produit que les continent, les microbilles se mélangent avec l'eau usée, mais ne sont pas retirées de l'eau lors de son traitement. La taille de ces plastiques empêche que les microbilles soient retenues dans les grilles. Le destin final des microbilles est, d'habitude, les cours d'eau. Aux Etats-Unis, il y a des dépôts importants de microbilles dans les Grands Lacs et dans l'océan Plastique, au milieu de l'immense île flottante plastique, les microbilles atteignent 580 mille moreaux par kilomètre carré.

D'où sort le danger : la cumulation des plastiques, surtout de plastiques de si petite taille, sont extrêmement nocifs pour la vie marine. Elles sont confondues avec des aliments et finissent par être assimilées dans la chaîne alimentaire, augmentant la mortalité des poissons, des tortues marines, et des oiseaux, entre d'autres espèces.  En outre, les plastiques dégagent des substances toxiques, qui perdurent dans la chaîne alimentaire et peuvent atteindre l'homme, consommateur de ces espèces.

Le problème de la plastique de petite taille est reconnu au plan international. L'Etat d'Illinois, aux Etats-Unis, a interdit l'usage des microbilles dans ces produits, grâce à la campagne de Beat the Microbead.  Dans le rapport annuel de la Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) de 2013, le combat contre les microbilles est aussi rappelé et pris au sérieux par plusieurs dirigeants mondiales. Mais pour le moment, l'outil le plus precieux dans la lutte contre ces petites plastiques est la conscientisation de l'utilisateur de ces produits nocifs. Pour cela, une solution a été développée : il suffit de télécharger l'applicative 'Beat the Microbead' et scanner le produit concerné. L'applicative se chargera d'informer au consommateur si le produit contient des microbilles. Une grande solution pour ces petites plastiques qui font autant de destruction.